Edgy – ba da Boum
Publié par viva

À propos de Edgy Boum

Bon, la question du jour c’est : comment écrire sur un spectacle que je n’ai pas vu… ?  Et là vous vous dites que j’ai perdu la raison puisque j’étais au festival samedi soir…  Humm oui, vu comme ça, je ne peux pas dire le contraire… Le problème c’est que je filmais le show qui était retransmis en direct dans la salle dite « lounge » pour celles et ceux qui n’avaient pas pu avoir de place à l’intérieur, et pour les artistes.  Et là vous vous dites que je suis en fait complètement dingue puisque si j’ai filmé le spectacle, je l’ai a fortiori VU !!  Et pourtant non… enfin disons que je l’ai vu oui, mais sans le regarder… Parce que, comment vous dire… Même si je suis très myope, ne sont pas mes yeux qui sont en cause, ce serait plutôt mon cerveau… l’hémisphère gauche qui m’a permis de faire la captation du spectacle était trop actif pour laisser naître les émotions dans le droit… Bilan des courses, j’ai vu et ressenti les deux premières pièces du show (je n’étais pas très concentrée sur la video quoi…) et après, finito !

Donc je peux vous dire que l’intro de mesdames Claude et McLeod était hilarante : elles ont ouvert la soirée comme une messe, communiant littéralement avec le public en distribuant le sang et les « craquelins » du Christ-ine ! Il fallait les voir avec leurs coiffes païennes, en guêpière sous leurs soutanes !!

Puis T.L. Cowan a investi la cabine d’essayage d’un grand magasin, s’emparant avec humour et talent d’une de nos expériences existentielles communes : l’essayage de lingerie.   Ah ! Quel plaisir de se retrouver dans une cabine d’un mètre carré, à essayer par-dessus la vôtre une dizaine de culottes, alors que vous portez encore vos chaussettes jusqu’aux genoux et que l’éclairage au néon vous donne envie de vous pendre… C’est évidemment le meilleur moment pour vous poser de vraies questions : qu’est-ce qu’elle va penser de moi si je porte tel sous vêtement ? Et d’y trouver de justes réponses : mon Dieu c’est affreux, j’ai la fesse plate !

Voilà tout ce que je peux vous dire du spectacle, après j’étais juste concentrée sur autre chose…

Plus tard, une fois la caméra remisée, Lamathilde et Coral short nous ont fait expérimenter la version hard de facebook : elles vous attachent littéralement à un ou des inconnu(e)s en vous disant : voilà, vous êtes amis !

Et puis tout au long de la soirée il y eut aussi des « nano-théâtre » auxquels on pouvait participer individuellement, des performances et un studio photo de Nikol Mikus et Alyson Wishnousky pris d’assaut par la foule enthousiasmée par la proposition et le portant de costumes délirants mis à disposition pour les poses… On a hâte de voir le résultat !

Mon coup de cœur de la soirée, l’invitation d’un charmant marin (Querelle ?) à danser avec son ami/e, Johnny Forever, perché/e sur des talons aiguilles de glace et dansant jusqu’à ce qu’ils disparaissent, en vous chantonnant à l’oreille « Each man kills the thing he loves »… un grand moment de poésie !  La chanson, composée à partir d’un poème d’Oscar Wilde est divinement interprétée par Jeanne Moreau dans le film de Fassbinder, et figure également sur l’album Chambre 1050 de Ingrid Caven… un délice !

Rendez-vous mercredi pour le show de Jess Dobkin à Tangente.

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