Détails & Bios / Imagined Spaces, Lost Objects

Three Minute Miracle: Tracking the Wolf d’Amalie Atkins
Dans un contexte de monde fictif, les œuvres d’Amalie explorent la perte, l’isolement, la transformation et le rituel pour créer une mythologie à la fois étrange et spectaculaire. Au cours des dernières années, cette artiste a travaillé dans le domaine du film, de la performance, des fibres et de la photographie, utilisant ces médiums en faisant immédiatement écho les uns aux autres afin de contribuer à la création de ces environnements fantastiques. Fusionnant ces entités distinctes ensemble, Imagined Spaces, Lost Objects marque la première apparition de son œuvre cinématographique dans un contexte de performance. Initialement créé sou forme de film 16mm pour cet événement, Three Minute Miracle sera présenté en tant que performance en direct et incorporera un composant audio et d’autres éléments performatifs qui lient les principaux événements et objets dans le film.

Amalie Atkins (Saskatoon) est une artiste multidisciplinaire. Ses oeuvres prennent diverses formes, allant de la production cinématographique jusqu’à la sculpture en tissu en passant par la performance. Son travail est inspiré des tâches répétitives associées à son travail avec le textile, notamment la coupe et la couture, activités pendant lesquelles ses idées subconscientes se transforment en histoires et évoluent éventuellement en scénarios. Amalie Atkins a étudié au Alberta College of Art and Design. Elle vit et travaille actuellement à Saskatoon. Ses œuvres ont été présentées à travers le Canada et aux États-Unis. En 2009, elle a entamé sa carrière à New York et à Berlin. www.skewgallery.com/atkins.htm


Antidote de Julianna Barabas
Série d’actions performatives conçues afin d’éclater les normes sociales autour du toucher, des gestes d’attention, de la vulnérabilité et de l’intimité publique. En lavant puis massant les mains des participants, Julianna leur offre la possibilité d’utiliser le temps passé dans la performance pour, métaphoriquement, nettoyer et atténuer les tensions qu’ils peuvent avoir avec leurs identités. Tout au long du massage des mains, elle chante pour la personne qui reçoit le soin, intensifiant ainsi l’intimité de geste et l’interaction performeur/spectateur.

Julianna Barabas (Calgary) pratique la vidéo et la performance. Elle vit et travaille dans l’Ouest canadien. Intéressée par les théories féministes et leurs questionnements, son travail explore l’expérience humaine du genre, de l’identité et de la spiritualité. Le thème central de son travail concerne la dynamique de l’échange entre l’artiste lors de sa performance et le public, de même que les politiques de l’attention impliquée lors du processus. Ses œuvres récentes incluent : Gorilla Jane, une visite guidée féministe de l’exposition PAINT à la Vancouver Art Gallery (2006) ; Antidote, un rituel de « lavage de main » présenté pour la première fois à Latitude 53 Visual Contemporary Culture (Alberta), dans le cadre du projet Visualeyez, puis de nouveau au Bathhouse dans le contexte du Festival Exposure (2008). Enfin, Reframed Refrain est à la fois une interaction live nue et une extension de l’exposition Leaving Olympia détaillant l’utilisation de la nudité en art contemporain présentée à la Alberta Art Gallery. Les œuvres vidéos de Julianna Barabas ont été présentées au Victoria International Film Festival de même qu’au Out on Screen Queer Film and Video Festival à Vancouver. Son projet artistique en cours le plus ambitieux est une performance intitulée seamline. Il a débuté en mai 2003 alors que le public était convié à regarder l’artiste se faire tatouer une ligne sur la circonférence latérale de son corps. Ces événements publics se sont poursuivis une fois par mois pendant une année complète, progressant en un véritable rituel contemporain. Depuis la fin du projet, Barabas a conservé minutieusement les conversations engendrées par son geste dans le quotidien définissant l’expérience comme la performance d’une vie. Elle a répertorié ces interactions dans un catalogue qui sera publié en 2011. Barabas a complété un baccalauréat en Sciences politiques à l’Université de Western Ontario en 1991, suivi d’une formation de 1er cycle en arts médiatiques à l’Institut d’Emily Carr en 2006. http://seamline.blogspot.com/


Eat Your Enemy #3 I am the Coca-Cola of art de Janine Eisenäecher
Dans sa performance solo Eat Your Enemy, Janine Eisenächer fait référence au concept culturel brésilien l’Antropofagia (cannibalisme). S’intéressant aux procédés de transformation dans la performance, l’artiste discute des questions relatives à l’identité et aux genres à l’intérieur du discours postcolonial de l’Autre et à travers les structures économiques du domaine artistique lui-même. Sous la forme d’un rituel et à l’aide de textes, d’objets et de sons, Eisenächer explore chaque fois un nouveau voyage imaginaire qui l’amène à surpasser toute forme de dépendance afin de suivre ses propres désirs. Le point de départ de Eat Your Enemy #3 est une citation de la légendaire artiste de performance Marina Abramovic, relevée dans le magazine d’art allemand Monopol : « Je suis le Coca-Cola de l’art». Pour Eisenäecher dont le travail de recherche investigue le Coca-Cola comme matériel dans ses œuvres depuis 2007, cette affirmation est la base parfaite pour une nouvelle enquête anthropophage… Cette fois, Eisenäecher intègre Abramovic et se transforme elle-même en Coca-Cola de l’art. Les traces de la performance en direct demeurent dans la galerie sous forme d’installation.

Janine Eisenäecher (Berlin) travaille dans plusieurs sphères. Elle réalise notamment des séries de performances sur divers sujets liés au corps, aux objets, au texte, au son et à la vidéo. L’artiste développe des concepts en solo, en duo ou pour des groupes. Ses interventions prennent généralement place dans l’espace public. Eisenäecher est membre fondatrice de (e)at_work, une plateforme de production artistique et scientifique située à Berlin qui explore diverses méthodes d’entrevues en lien avec l’objet et l’activité dans le but d’interagir avec les individus dans un contexte artistique à l’intérieur d’espaces publics. Elle est également membre fondatrice du réseau de performance Emmanuelle connu sous le nom de [email protected] à Berlin. Eisenäecher a agit à titre de commissaire pour Performer Stammitisch, un réseau d’artistes professionnels de performance professionnels, de même que pour des événements artistiques mensuels regroupant la performance et les arts vivants. Elle a étudié le théâtre, la littérature comparative et la philosophie à la Freie Universität de Berlin.


Madame Blanche de Laura Margita
À la base, Madame Blanche était une performance sérieuse et sincère organisée de façon professionnelle : invitations officielles, équipe compétente, lieu de diffusion de qualité et public éduqué. Les spectateurs/participants étaient à la fois horrifiés, amusés et inquiets pour l’artiste, et la documentation visuelle de ces événements est l’une des démonstrations des plus embarrassante et pénible de perte de contrôle jamais immortalisée en vidéo. Jusqu’à ce jour, Margita laisse toujours planer le doute quant à la véritable issue de cette archive, oscillant entre sa perte ou sa destruction volontaire. Malgré tout, l’artiste s’arme de courage, remonte cette performance pour le public d’Edgy Women et tente d’en tirer de précieuses leçons nécessaires quant à sa quête de :

1- sens
2- conscience de soi
3- pardon
4- amour
5- pouvoir
6- expression artistique d’une communauté qui est :
a- magnifique
b- riche
c- effrayante
d- triste
e- drôle

Laura Margita (Saskatoon) a débuté sa carrière artistique après avoir complété ses études à l’Université d’Ottawa en 1991 pour ensuite entamer sa pratique en studio dans ses projets visuels incorporant les nouveaux médias. Elle a également oeuvré comme technicienne en sculpture et chargée de cours et responsable du bâtiment au département des Arts visuels de l’Université d’Ottawa. Laura a fondé The Enriched Bread Artists Coop, puis a enseigné les arts visuels au programme Light House pour la commission scolaire d’Ottawa. Elle a agit à titre de commissaire pour la Creative Outlet/Gallery CO, a travaillé à l’administration de la Galerie SAW pendant plus de 7 ans et a enseigné autant comme professeure que coordonnatrice à l’École des Arts d’Ottawa. Elle travaille actuellement à la direction de PAVED Arts à Saskatoon. La pratique artistique de Laura intègre des objets à la fois lourds et légers, de la peinture, des médias et de la performance. C’est une activiste qui lutte pour la justice sociale, la nudité et la culture pour tous sur un ton critique. Ses performances incluent Double Date, The Longest Noodle in the World, Tossed Salad and Madame Blanche.


Victoria Stanton (Montréal) est artiste de performance, vidéaste et auteure. Investissant une présence performative dans plusieurs espaces/temps, ses œuvres explorent la capacité (et le désir) d’avoir un espace, de s’approprier et de perturber le quotidien, de fréquenter le risque et la vulnérabilité. En tant qu’artiste programmant des œuvres basées sur le temps, Victoria s’intéresse aux pratiques qui incarnent une certaine forme de défi personnel en tant que révélation de transformation. Elle a présenté des performances, des interventions, des expositions et des vidéos au Canada, aux États-Unis, en Europe, au Royaume-Uni, en Australie et au Japon. www.bankofvictoria.com

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